Chronique filoute sur les 20 km de montpellier

Chronique filoute,

Bon, maintenant qu’on a fait travailler les jambes, on va s’activer les neurones.

Comme le veut la tradition pédestre, cette fin d’année ensoleillée rime avec 20 km de Montpellier. La préparation ayant été optimisée grâce à nos entraîneurs de choc, il est temps de se mettre à l’épreuve face à de coriaces adversaires.
Cette année, nous partîmes en trio de Baillargues, Gilles, Fred et moi et l’ambiance va bon train sur le trajet nous menant à Montpellier (des vrais pipelettes ces garçons…)
La voiture étant garée au carré VIP du parking du polygone, on ne se refuse rien, nous allons récupérer nos dossards dans la froidure matinale.
Le temps de s’imprégner tout doucettement de l’ambiance sportivo-colorée, d’éliminer quelques toxines par voie naturelle et nous tombons nez à nez sur le clan NAVES, affûté comme seuls savent l’être les Aveyronnais !
Après une enfilade de tenue aux couleurs du CRC, ah non, tiens, on a pas les maillots, c’est bizarre ça mon Jérôme, et nous voila partis pour l’échauffement.

Petit à petit, la foule des coureurs s’intensifie aux abords de la place de la comédie, ça trottine de partout, le temps de s’activer la prostate une nouvelle fois (faut pas vieillir mes vieux gars), et nous prenons place sur la ligne de départ située en bas de la rue de la loge, d’où l’expression être aux premières loges…
Le top départ est donné, libérant l’adrénaline de quelques 1200 coureurs et coureuses.
Le début de course est très spécial avec une montée parsemée de plots à éviter, suivie d’une descente assez prononcée et nous rejoignons les quais du verdanson en tentant de reprendre notre souffle !
Je n’ai même pas le temps de me retourner pour voir si mes camarades de jeu suivent que je double Delphine PY-BILOT, et là, je me dis, calme le jeu mon gars, t’es pas à ta place, tu vas beaucoup trop vite…
Au bout de 3 ou 4 km, la foulée se régule, le coeur aussi, le soleil nous inonde…. et Delphine PY-BILOT me repasse, comme quoi il y a une logique à tout !

Malgré tout, les sensations sont bonnes dans la montée d’aiguelongue, qui porte bien son nom, et nous attaquons la côte du lunaret, on réduit la foulée, on tire sur les bras, on monte les genoux, on se fait péter les alvéoles, bref, on s’arrache…
Au sommet, j’aperçois la grande silhouette de thiérry qui amorce la descente, objectif, me rapprocher de lui et prendre sa foulée (je vous rassure, je n’y parviendrai jamais et finirai à 1 mn 20 s de lui).
Arrivé au ravito du 10 km, je file sans m’arrêter ce qui me permet de dépasser quelques coureurs, c’est tjrs bon pour le moral !
Après le château d’O, on amorce la ligne droite le long du tram et là, ça paraît long et le risque est de tomber dans un faux rythme, il faut sans cesse relancer en pensant à s’hydrater.
J’avale la côte de Gimel (cherchez pas, c’est pas une recette) et dans la descente qui suit, je prend un gel, histoire de refroidir la mécanique.
Je passe la caserne des pompiers et voit revenir à ma hauteur, puis, me dépasser, la 2ème féminine, mon sang de macho ne fait qu’un tour, je m’accroche à sa foulée métronomique. On finira la course ensemble et elle “me saute” sur la ligne, bravo à elle ! La première féminine étant logiquement PY-BILOT.

Le passage aux cévennes et le retour vers les arceaux s’effectue assez bien, j’essaie de suivre le train des coureurs qui me devancent et c’est pas de la promenade (quand je pense que Yohan DINISZ le fait en marchant !!!)
Dernière difficulté, la montée vers le PEYROU et là, c’est l’anapurna, le kilimandjaro, que dis-je l’EVEREST, il faut donner, donner et encore donner, ne rien lâcher, alors on y va, avec ce qu’il reste de forces, c’est à dire rien ou presque…
Un coureur se met à ma hauteur, il me dit, t’es V2 ? (c’est marrant, je pensais faire plus jeune !) je lui dis oui et il part comme une fusée, je tente de l’accrocher dans la descente vers l’arrivée, on doit taquiner les 17 km/h, mais peine perdue, il est plus fort. j’apprendrai plus tard qu’il avait pas de dossard, bien la peine que je me défonce, tiens…
Je passe la ligne sous des applaudissements nourris, non, je déconne, mais sous un soleil radieux.
Maintenant, voyons les perf de nos camarades :

Jean-christophe, le leader incontesté, le “monfara” du CRC, finit 8ème au général avec un tps de 1.10.17 !!! bravo champion
Thiérry, rentre dans les 60 au général, 21ème V1 avec un temps de 1.19.29, c’est fort, il ne lâche rien le garçon.
Fred, le vaillant, le déterminé finit 16ème V2 en 1.24.08 et je peux vous assurer qu’il a tout donné (vu son état d’essoufflement à l’arrivée).
Gilles, mon sparing-partner, lozérien pur sucre, passe la ligne en 1.26.05 après un premier 10 km en 41, belle course mon gilou (vu ton âge) !
Suivent Alain et Jean en 1.30.16 et 1.30.24 mais je crois que le premier a accompagné le deuxième, bravo à eux.
Philippe, 74ème V1 en 1.32.12.
Et je n’oublie pas la super-perf de la family NAVES :
Maxime : 1.32.53, beau temps.
Mathilde (accompagné de son papa entraîneur) : 1.37.14 et 2ème espoir féminin, félicitations mademoiselle !
Et Monsieur Yves NAVES, 2.23.40 et premier V5 !!! Chapeau Bas !
Je vais peut-être migrer dans l’aveyron pour être plus performant moi…
Pour ma part, je termine 6ème V2 en 1.20.49, quand je pense au premier V2 qui rentre en 1.25.37 ! je vais peut-être passer à la coke moi…

Pour résumer, belle course pour une belle cause, beau temps, belle ambiance, bref, de beaux moments à partager !

En ce début d’hiver, j’ai une pensée chaleureuse pour nos castrio-polynésiens qui se font dorer la pilule sur le sable chaud, veinards !!!

La bise à tous,

PS : ayant une aponévrosite, je suis au repos durant 3 semaines (en fait, je vais m’entraîner à vélo)

Philou,

3 pensées sur “Chronique filoute sur les 20 km de montpellier

  • Webmaster CRC
    29 novembre 2017 à 17:02
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    Un bravo tout particulier pour notre facteur préféré pour sa performance et son article qui nous a fait vivre cette course même pour ceux qui n’y ont pas participé.. moi le 1er..

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  • 29 novembre 2017 à 21:55
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    Super article en effet ! Ce fut un régal de te lire, Philippe! Moi qui étais un peu frustrée de n’avoir vu les coureurs qu’ au km5, et encore, pas tous, j’ai pu vivre cette course en entier! Bravo à tous les coureurs! Et je confirme : la famille Naves n’en finit pas de m’impressionner!
    Marie-Line.

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  • 30 novembre 2017 à 19:00
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    Chronique philoute suite,

    Petite rectification concernant le temps du premier V2, il faut lire 1.15.37 (c’est quand même autre chose) !

    Merci

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