Marathon de Berlin

Une très belle aventure familiale.

Depuis 30 ans, avec 30 marathons à son actif et non des moindres (New York, Londres, Paris, Florence, Rome…), du haut de ses 83 ans, Yves use ses running sur l’asphalte. Une passion tardive, (ce qui prouve qu’on peut s’y mettre à tout âge) qu’il a voulu transmettre à ses enfants (dont votre serviteur, mais plus attiré par les sentiers) et à ses 5 petits-enfants. Ses « exploits » ont bercé toute leur enfance et il leur a promis à chacun d’eux de les emmener avec lui faire un marathon l’année de leurs 20 ans. Ce challenge était donc proposé cette année à Mathilde, 20 ans tout juste, 2 ans après Maxime qui a fait le marathon de Londres avec son pépé en 2016.

Toute la famille ou presque l’a donc accompagné cette année à Berlin, choix judicieux si l’on en juge le nouveau record du monde du marathon établi dimanche dernier. 7 coureurs (Yves, Philippe mon frère et sa compagne Tatiana, Marie-Line, Maxime, Mathilde et moi-même) se sont prêté avec joie et enthousiasme, chacun à son niveau et avec les moyens du moment, à cette tradition. Et tous sont arrivés à boucler la distance mythique avec plus ou moins de réussite et de douleurs. On relèvera en particulier la performance de Yves pour son dernier marathon en 6h15 (promis, il ne fera plus que des semi à partir de maintenant…) et de Mathilde, pour son premier, en 3h58 alors qu’elle visait moins de 4h, contrat plus que rempli !
De nombreuses courbatures à la clef le lendemain sauf pour Pépé qui se porte comme un charme ! Une visite de Berlin nous permet encore de profiter de cette ville riche en histoire.

Concernant le marathon en lui-même, le parcours est très agréable avec du public et de l’animation sur chaque portion et très bien organisé. Si vous le faites, vous ne serez jamais seuls… Par contre, cette distance nous rappelle à notre modeste condition : quoi que vous fassiez, vous souffrirez à un moment ou à un autre et il faudra un bon mental pour terminer sans trop ralentir. Aucune erreur n’est permise : il faut systématiquement se ravitailler et avoir une tenue irréprochable. Pas de doute, sans entrainement spécifique et adapté (il faut « manger » du goudron), les derniers kilomètres peuvent être très difficiles, votre entraîneur peut vous le dire… Une véritable école de volonté et d’humilité !

Cerise sur le gâteau, le lendemain en salle d’embarquement à l’aéroport : sur qui tombons-nous ? Sa majesté himself : Eliud Kipchoge ! Disponible, se prêtant au jeu des selfies ou autographes. Mathilde en profite, elle lui fait signer son dossard avec son record (pas prêt d’être battu sinon par lui-même bientôt) de 2h01’39’’ et prend un selfie avec lui. Quel souvenir ! Je pense qu’il sera encadré quelque part chez elle… Et quel athlète ! Simple, souriant et pourtant exceptionnel : 2’52’’/km et 20,81 km/h de moyenne, il n’y en a pas beaucoup parmi nous qui pourrait le suivre ne serait-ce qu’un kilomètre…

Inutile de rappeler le plaisir partagé dans cette aventure grâce à Yves et à son enthousiasme qui fait plaisir à voir en nous rappelant la nécessité de profiter pleinement des nôtres et de tous ces moments magiques qui resteront gravés dans notre mémoire. Merci encore à lui !

Eric

 


 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.