Marathon de Valencia (1er décembre)

Pas encore complétement remis des 100 km de Millau fin septembre, j’avais tout de même décidé d’accompagner au marathon de Valencia mon ami Alain (ancien membre du CRC) dont c’était l’objectif sportif de l’année.

Il avait participé l’an dernier et m’avait vanté la beauté de ce marathon, propice à la performance, et qui année après année devient un des grands marathons européens.

Mais la réalité était encore supérieure à cela.



Un site enchanteur à l’architecture futuriste pour la zone départ et arrivée. Une ambiance extraordinaire avec un public en masse et enthousiaste à peu près tout au long du parcours (200.000 personnes selon les organisateurs), et de même à l’intérieur de la course avec 25.000 participants pour 101 nationalités, dont plus de 2.000 français. Une organisation quasi parfaite, tournée vers les coureurs.


D’un point de vue sportif enfin, une densité phénoménale avec plus de 2.000 coureurs (soit pas loin de 10% des arrivants) sous les 3h00.

Dans ce contexte, j’étais excité à l’idée de participer, mais inquiet de ce dont mon corps serait capable seulement 9 semaines après les 100 km. Ma préparation avait été très réduite (seulement 3 semaines dignes de ce nom) et avec très peu d’allure marathon car j’avais encore mal à l’entrainement quand je prolongeais un peu les fractionnés à allure spécifique.


L’objectif était donc de partir à allure marathon, et de tenir ensuite le plus longtemps possible, au moins 30 km, quitte à finir les 10 ou 12 derniers kilos 30 secondes plus lentement ce qui, dans cette hypothèse ne ferait que 5 bonnes minutes de plus. Mais cela c’était la théorie...

Bref envie de concilier la contradiction entre mon esprit de compétiteur et de grosses incertitudes physiques... On verrait bien !


La course s’est donc déroulée de bout en bout dans un peloton très dense, ce qui est inhabituel à cette allure. Je suis parti à 4 ’11 du kilo, en faisant comme toujours mes pauses aux ravitaillements tous les 5 km.



Après 10 km je suis bien dans l’allure. La question est de savoir si je vais pouvoir encore répéter 3 fois le même effort... Pour l’instant tout va bien, mais difficile à dire...

Passage au semi en 1’30’10. Sachant que je cours habituellement en léger négative split, c’est parfait, mais il ne faut pas fléchir. Comment arriver à faire un 2ème semi à cette allure ? Je ne sais toujours pas. Au marathon on ne sait rien avant le 32ème kilomètre.


Km 30, km 32 l’allure est maintenue... Cela commence à devenir plus dur, mais j’ai un bon capital confiance gagné sur 100 km, mon corps sait qu’il peut maintenir l’allure en supportant une certaine douleur. Pourvu que cela dure !


A partir de là, je découpe la course en fractions d’un km, l’objectif renouvelé étant de faire le suivant toujours à la même allure... J’y arrive tant bien que mal, avec tout de même un manque de fraicheur (c’est le moins que l’on puisse dire) qui se fait sentir sur la fin où je ne peux pas du tout accélérer. C’est dur et je fais tout mon possible pour ne pas ralentir...

Pendant tout ce temps là, les chiffres de l’organisation m’indiqueront qu’entre le km 10 et le km 42 j’ai remonté plus de 1.200 places... Je vous ai dit qu’il y avait de la densité !!

Levons le suspense final : arrivée qui est une délivrance sur la magnifique ligne droite finale .... !!!!! 3’00’03 avec un deuxième semi en 1’29’53...


Grande joie et je ris -vraiment- de ces 4 secondes peut-être de trop mais qui n’ont aucune importance aujourd’hui. Je suis tout simplement heureux de cette belle course qui m’aura encore beaucoup appris sur cette distance du marathon.

De son côté Alain atteint brillamment son objectif de l’année avec 2’58’56 et une place de 21ème M55. Un très grand bravo pour un résultat tellement mérité après la très belle prépa qu’il a faite.


Une très belle course à recommander, j’ai déjà pris mon dossard pour 2020 !


Thierry

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